Les histoires de sorcières ça fait toujours rêver !
Les ombres sur le lac Léman les jours de pleine lune, ressemblent parfois au sabbat des sorcières volant sur des balais pour manger les enfants et profaner les sacrements du baptême et de l’eucharistie.
Au château de Chillon, en ce début d’année 2012, a lieu une exposition temporaire sur la « Chasse aux sorcières dans le Pays de Vaud », du XVe au XVIIe siècle.
En Suisse entre le XVe et le XVIIe, 2000 sorcières et sorciers (il n'y a pas que des sorcières) ont été exécutés.Certains d’entre eux ont été emprisonnés au Château de Chillon dans l’attente de leur exécution.
Les accusés de sorcellerie sont censés pratiquer des rituels magiques comportant des éléments religieux, telles que prières, signe de croix, invocations aux anges et aux saints. C’est très mal vu par l’église ! Parmi eux il y a des guérisseurs et n’importe quelle autre personne dont on veut se débarrasser pour une raison ou une autre.
En attendant les arrestations, le bûcher, il faut se protéger du mauvais sort
Des amulettes sont préparées et portées pour se protéger. Des prières, des formules de malédictions sont prononcées.
Intéressant de savoir que l'on peut découvrir ses ennemis le soir de Noël à la messe de minuit, en regardant au travers de l’ouverture de la croix de la clé magique pour débusquer les sorcières.

Lorsque l’on suspecte un ennemi il conseillé de s’emparer de ses cheveux et de ses objets personnels pour le neutraliser. Les objets sont alors sont emballés dans des tissus sombres et soigneusement ficelés. Ils serviront aux incantations.
Après l’arrestation des sorcières ou des sorciers, il s’agit de trouver des preuves formelles pour démontrer la sorcellerie. L’accusé est déshabillé, rasé sur tout le corps pour mieux détecter les marques du diable, telles que les taches de la peau, les grains de beauté, les verrues ou encore quelques autres signes suspects.

L’interrogatoire pour faire avouer les sorciers est basé sur l’aveu. Pour les faire avouer, la torture est la règle. A partir de là, l’imagination ne fait pas défaut pour faire « cracher » les aveux.
Une fois l’accusation établie, la sentence est lue dans le village de la sorcière ou du sorcier, habituellement devant l’église après le sermon de l’inquisiteur. Il est d’usage que ce dernier laisse tout de même un peu d espoir au condamné en concluant par la promesse d’un salut dans l’au-delà.
Les affaires de sorcellerie
Recettes de sorcières
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