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| A propos de la mort |
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| Écrit par Danny |
| Samedi, 19 Mars 2011 18:19 |
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En marge de l'initiative sur les armes à domicile, on a beaucoup parlé du suicide et de la mort. Il est intéressant d'observer les attitudes qui s'expriment face à la mort. La mort est un passage naturel. On l'admet mais seulement à partir d'un certain âge, dont les limites d'ailleurs ne font que reculer, aussi bien dans la réalité que dans la tolérance. Le suicide est un acte volontaire qui anticipe la mort. Admissible ? Inadmissible ? Si certains suicides, en particulier chez les jeunes sont effectivement difficilement acceptables, c'est parce que les raisons qui les motivent sont souvent discutables. La manière dont les jeunes appréhendent les difficultés de la vie, est souvent exagèrement pessimiste, liée à leur manque d'expérience, leur immaturité et leur impulsivité. La grande majorité de ces suicides pourrait certainement être évitée. Il faut tout faire pour les empêcher. En revanche chez les adultes, et en particulier chez les personnes âgées, la donne est toute différente. Il y a bien souvent dans ces cas, soit une maladie psychique, soit un état de détrese physique et moral dus à une décrépitude avilisante et dégradante. Concernant les maladies psychiques sous-jacentes, on trouve dans celles qui conduisent au suicide, une souffrance infinie que les spécialistes ne savent pas soulager. Il faut cesser de laisser entendre que toutes les pathologies psychiques sont curables. C'est un mensonge. Il existe des dépressions chroniques incurables qui sont une vraie fracture pour les personnes concernées. Alors refuser ou s'indigner face à ces cas de suicides, c'est une hypocrisie et une posture de moralisateurs qui n'ont jamais cotoyé ce type de personnes. Concernant la décrépitude qui accompagne souvent le grand âge, on peu hélas, rien y faire non plus. Qui a eu l'occasion de fréquenter dans les EMS des personnes amoindries, tant physiquement que psychiquement, alors qu'il les a connues brillanes, fortes, actives, on ne peut que ressentir un malaise immense et une immense compasion. Et que dire de ce que ressentent ces personnes si elles ont conservé un peu de lucidité ? Alors vouloir empêcher les uns et les autres de recourrir au suicide, si ces personnes le désirent, est un acte égoïste et d'indifférence face à leur souffrance, au nom de principes doctrinaires. Il est intéressant de considérer les personnes qui s'expriment ou qui gravitent autour de cette problématique. Schématiquement et en caricaturant à peine, on trouve en premier lieu les éthiciens et autres philosophes ou théologiens. En un mot des gents qui pensent. Des intellectuels qui se livrent à des constructions de l'esprit, impeccables dans leurs logiques mais souvent basées sur des prémisses de principe, ne laissant aucune place à la compassion. Puis il y a les gens d'Exit et ceux des soins palliatifs, aussi opposés que doctrinaires. J'en ai dit ce que j'en pensais juste avant. Ces deux derniers groupes, lorsqu'ils vont au bout de leur raisonnement sont aussi effrayants les uns que les autres.
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| Mise à jour le Samedi, 08 Octobre 2011 15:14 |




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