| Les affaires de sorcellerie |
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| Écrit par Danny |
| Dimanche, 28 Juin 2009 15:31 |
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A la fin du XVIIème siècle le schéma qui mène au bûcher est toujours aussi inéluctable qu’absurde : Une femme dite de « mauvaise réputation », des histoires de voisinage, d’intérêts, un concours de circonstance banale et voilà de bonnes raisons pour envoyer une femme dans les flammes. Le jugement d’une sorcière Cette histoire se passe en l’an 1598, Louise Maillat, âgée de dix huit ans ne peut plus marcher et se tord la tête d’une manière étrange. Son mal dure depuis plusieurs jours et ses parents la disent possédée. Ils décident de la faire exorciser à l’église Saint-Sauveur. Lors de cet exorcisme, le prête exorciseur découvre 5 démons dont les noms étaient : Loup, chat, chien, joli et Griffon. Il demande à Louise Maillat de désigner dans l’assemblée la personne qui lui a donné le mal. Elle désigne du doigt, Françoise Secretain, appelée la grosse Françoise de Corières, âgée d’environ cinquante-huit ans. En fait, Françoise Secretain avait, quelques jours, avant le mal de Louise, demandé le gîte à la famille Maillat. La mère, Humberte, avait d’abord refusé pour accepter ensuite de mauvaise grâce. Françoise reste seule avec ses trois filles pendant qu’elle s’occupe du bétail. Selon les dires de Louise, Françoise lui aurait fait manger une croûte de pain ressemblant à du fumier. Le lendemain, Françoise est atteinte de son mal. Louise dira au procès que François l’a obligée à manger de pain en la menaçant de mort si elle ne s’exécutait pas. Après l’exorcisme, Louise Maillat, très croyante, demande à sa famille de prier pour elle de manière à ce qu’elle puisse sortir les démons de son corps. Le lendemain de l’exorcisme Louise se trouve encore plus mal. Elle vomit très fortement et les démons sortent de sa bouche sous la forme de grosses pelotes. Aussitôt après ces vomissements, Louise Maillat va beaucoup mieux. La justice arrête et emprisonner néanmoins Françoise Secretain. Elle passe trois jours en prison et lors de l’interrogatoire elle se dit innocente du crime dont on l’accuse. A la voir c’est une femme qui n’a rien de démoniaque. Elle parle toujours de Dieu et de la Vierge Marie, des Saints et des saintes du Paradis. Elle a son chapelet entre les mains et prie à longueur de journé. Ne pouvant tirer aucune confession de Françoise Secretain, on décide alors d’user de menaces et de tortures à son égard. On la déshabille pour chercher d’éventuelle marques démoniaques (grains de beauté) sur son corps mais sans rien trouver. On lui coupe ses cheveux. Après de nombreuses pressions qu’on exerce sur elle, Françoise finit par avouer. C’est ainsi que Françoise Secretain fût jugée et brûlée selon le sort que l’on réservait habituellement aux sorcières.
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| Mise à jour le Mercredi, 02 Mars 2011 21:09 |




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