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La dépendance aux jeux d'argent PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Danny   
Jeudi, 02 Juin 2011 18:05

Le jeu compulsif, appelé aussi jeu excessif ou ludomanie est une pathologie que l'on trouve chez 1 à 2 % de la population et cela va jusqu'à 5 % selon les pays

Il arrive que la dépendance aux jeux devienne telle que dans la vie rien ne va plus. L'entourage est également concerné par cette pathologie et peut beaucoup en souffrir.

Jusqu'à maintenant les psychiatres optaient plutôt pour une abstinence totale mais il apparaît aussi que l' objectif de « jeu contrôlé »sont aussi jouable !

Cela dépendra bien entendu des cas et de la gravité de la pathologie.

Dans un premier temps le joueur addict ne demandera pas d'aide, persuadé qu'il est de s'en sortir tout seul. La demande viendra éventuellement après plusieurs années passées dans cette addiction, avec toutes les conséquences également financières que cela comporte.

Pourquoi cela ? Le déni, la honte, les tentatives pour se refaire ou contrôler la situation, remet la décision à plus tard. Le jeu pathologique est fortement associé aux dépendances, en particulier à l'alcool, aux drogues, aux troubles psychiatriques et aux conduites suicidaires.

Autant dire que le pas vers un traitement volontaire est difficile !

Il y a aussi les convictions de la personne :

 

L' intuition : si je vois ou rêve de chiffres, c'est un signe

La conviction : en jouant souvent on ne peut que finir par gagner

Le voeux de régler les problèmes : jouer pour gagner c'est la seule façon de régler tous mes problèmes

Le moral : lorsque je joue je vais mieux

Critères diagnostique du jeu pathologique (tableau adapté de l'American Psychiatric Association (1996) mini DSM-IV. Critères dianostiques(Washington, DC 1994. Traduction française par JD Guelfi et al. Paris, Masson

Participation de manière persistante à des « jeux d'argent » avec au moins cinq des critères suivants:

  • La personne est préoccupée par le jeu

  • Augmentation progressive des sommes engagées par le jeu

  • Echec répété des efforts de contrôle ou d'arrêt de jeu

  • Agitation ou irritabilité lors des tentatives d'arrêt ou de réduction du jeu

  • La personne utilise le jeu pour échapper aux difficultés et préoccupations quotidiennes ou pur améliorer son humeur

  • Après une perte d'argent, la personne tente de se refaire

  • La personne ment ou tente de dissimuler à son entourage ses conduites de jeu

  • Conséquences relationnelles ou professionnelles en lien avec le jeu

  • Endettement ou utilisation des ressources d'autrui pour sortir des difficultés financières en lien avec le jeu et ses conséquences.

 

Questionnaire de dépistage du jeu excessif

Avez-vous déjà dû mentir à des personnes proches concernant votre comportement relatif aux jeux d'argent ?

  • Avez-vous déjà senti le besoin de miser toujours plus d'argent ?
  • Le test est positif si vous avez répondu OUI à l'une des deux questions ci-dessus.

Quelles sont perspectives de changement ?

Dans un premier temps il s'agit d'explorer avec un thérapeute les « pratiques de jeu », afin de pouvoir entreprendre un changement.

Dans le cas où la pratique n'est pas perçue comme un problème si grave, il faudra adapter l'offre des soins. Si la personne est ambivalente, un entretien de motivation pourra lui éviter de rechuter. Lorsque un changement de la part du jour est envisagé il faudra alors évaluer l'importance de ce changement et également son niveau de confiance pour mener à terme ce changement.

L'auto-observation est également importante pour comprendre les émotions, autrement dit se qui se passe dan la tête, avant, pendant et après le jeu.

Tout comme l'alcoolique, le joueur peut se trouver dans des situations à risques. En passant devant une salle de jeu, il peut se sentir irrésistiblement invité. Il pourra alors apprendre à repérer ces signes et se préserver en prenant des précautions. Elles peuvent être de remettre ses cartes de crédit ou de prendre d'autres mesures avec son entourage.

Comment prévenir les rechutes

Il est important qu'il puisse évaluer ses rechutes et le pourquoi et qu'il puisse aussi valoriser ses progrès et le thérapeute pourra l'aider à effectuer cette reconnaissance.

Selon les statistique, peu de personnes demandent de l'aide, cela est bien dommage car il y a des possibilités de se prendre en main, moyennant un peu d'aide. Il pourra toujours décider pour un « jeu contrôlé » en apprenant à se fixer des limites. D'autres décideront de choisir l'abstinence.

 

Sources :

Articles du Dr Y. Khazaal, Hug Genève

Wikipédia

 

Mise à jour le Mercredi, 03 Août 2011 12:51
 

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