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Masturbation : vice, maladie ou normalité PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Danny   
Dimanche, 30 Mai 2010 20:03

MasturbationL’onanisme ou plaisir solitaire a été considéré comme un interdit depuis  qu'Onân, fils de Juda, eut préféré se contenter seul. C'est de là que nous vient le mot onanisme, remplacé aujourd'hui par le mot masturbation et plus populairement, branlette.

L’église a toujours dit  que c’était  un péché de gaspiller le sperme,  mais comme se masturber, dit-on, rend sourd, il n’est pas certains que tous les pratiquants aient entendu le message.

En 1980, un Suisse, le docteur Tissot n’y allait pas par quatre chemins. Pour lui la masturbation Tissotconduisait  à la mort en raison des pertes énergétiques.

Bien entendu on sait aujourd’hui  que tout ce qui  a été dit sur les dangers du plaisir solitaire se révèle faux. Cette pratique est considérée le plus souvent comme un phénomène normal de la pré-sexualité  à l’adolescence et qu’elle n’est, pour les adultes, pas plus épuisante que l’acte sexuel. Ce sont les représentations qui accompagnent la masturbation,  sa fréquence ou  son exclusivité à un certain âge, qui peuvent lui donner un sens pathologique. Il est évident que la masturbation peut devenir un problème si elle est préférée à la satisfaction sexuelle à deux. Cela peut aller jusqu’au narcissisme, qui est l’amour inconditionnel éprouvé pour soi-même.

Il existe de nombreux moyens de se masturber, comme la masturbation manuelle, aidée par des sexs toys. Elle s’appuie aussi sur des fantasmes qui favorisent l’excitation sexuelle.

La masturbation peut aussi avoir un but thérapeutique, celui d’apprendre, pour un homme,  à gérer l’excitation en cas d’éjaculation précoce par exemple. Le but est alors, dans un deuxième temps d’avoir des rapports sexuels satisfaisants avec une partenaire. Il en va de même pour une femme qui n’a jamais pu atteindre l’orgasme avec un homme. La masturbation pourra lui faire découvrir le plaisir et le partager ensuite avec son partenaire.  

Chez les jeunes, il  est possible d’affirmer qu’il n’y a pas d’exemple où la masturbation ait nuit au développement, sauf dans certaines cas où les adultes ayant découvert cette activité ont puni l’enfant, ont rendu publique leur découverte et l’on culpabilisé.

 

Mise à jour le Jeudi, 03 Mars 2011 22:02
 

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