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Philosophie

Les femmes dominantes : la polyandrie

Autrefois la femme assurait la lignée et avait un statut supérieur à l’homme

Dans des temps lointains on ne connaissait pas encore le rôle de l’homme dans la procréation. De ce fait les enfants avaient une mère et le père n’était pas reconnu en tant que tel.

Si l’on en croit la légende, Dieu aurait été femme avant d’être homme. Les derniers temples de la Déesse Gaïa auraient été fermés environ 500 ans après Jésus-Christ. Le mythe d’Adam et Eve aurait été créé pour effacer cette croyance qui ne convenait pas à la  morale chrétienne. De cette manière on attribua à Dieu la responsabilité de soumettre la femme à l’homme.

Dans certaines sociétés les femmes continuèrent à dominer la famille

Plus tard, en reconnaissant le rôle de l’homme dans la procréation, il a pu être désigné comme père de ses enfants. C’est alors que le mariage et la monogamie auraient été inventés pour reconnaître la paternité.

Malgré cela dans certaines régions le concept de polyandrie a subsisté, soit : une femme  mariée à plusieurs hommes. Aujourd’hui, la polyandrie est moins courante qu’autrefois mais existe encore dans plusieurs contrées du monde, telle le Tibet. Elle est rare en occident et n’est pas reconnue officiellement.   

La polyandrie est un modèle familial culturel qu’on attribue à des raisons économiques et démographiques : économiques afin de ne pas partager indéfiniment les terres cultivables ; démographiques : afin de diminuer le nombre de naissances. Autrefois, cela pouvait également être une nécessité dans les sociétés guerrières où l’homme n’avait pas le temps de s’occuper de la famille et mourrait souvent au combat. Ainsi ce concept protégeait  la femme qui pouvait compter sur ses autres maris.

On connaît différents types de polyandrie

Polyandrie fraternelle: plusieurs frères partagent la même femme

Polyandrie générale : société où les femmes prennent le nombre d’hommes qu’elles souhaitent. 

Dans ces cellules familiales, les femmes sont chefs de famille. Autrefois certaines femmes portaient à leurs chevilles un anneau par mari. Celles qui en avaient le plus étaient des femmes très estimées. Il ne faut pas les confondre avec les légendaires amazones qui elles vivaient entre femmes et sans hommes. Elles allaient chercher des hommes uniquement pour procréer et ne gardaient que les filles.

Les relations sexuelles

En général la femme passe chaque nuit avec un homme différent. Parfois elle peut avoir des préférences et favoriser un homme parmi les autres. En général le partage se fait tout naturellement et sans jalousie car c’est pour tous un mode de fonctionnement normal.   

Les enfants dans les familles polyandriques

En principe, lorsque les enfants naissent dans les famille polyandriques ils ont une mère et plusieurs pères. Lorsqu’il s’agit d’une fratrie c’est souvent le frère ainé qui est reconnu comme père et les autres sont appelés pères-frères. Dans certaines structures de polyandrie générale lorsque l’enfant à  deux ou 3 ans on lui attribue le père qui lui ressemble le plus. Dans d’autres cas le père peut être connu du fait qu’il était le préféré de la mère. 

La polyandrie vue par les psychiatres

Pour les défenseurs de ce type de société, le complexe d’Oedipe n’existerait pas dans le matriarcat. L’explication est que dans le patriarcat, le père en voulant récupérer son épouse après l’accouchement est en concurrence avec l’enfant. 

L’évolution de la société prend-elle une nouvelle orientation ?

Dans toutes les sociétés la condition sociale de la femme, quel que soit le concept familial, a toujours été inférieure à celle de l’homme. Même si de nos jours elle s’est améliorée on ne peut pas dire que la femme soit encore l’égale de l’homme. Elle subit de nombreuses discriminations ainsi que des violences domestiques.  

Au niveau de la cellule familiale actuelle le schéma le plus fréquent est le suivant : une femme et un homme se rencontrent, se marient, font des enfants et se séparent une fois sur deux. Après le divorce les familles sont le plus souvent composées d’une femme et d’enfants.

Ces familles monoparentales vivent souvent dans la précarité mais dans ces situations la femme se retrouve de fait au premier plan compte tenu de ses responsabilités. Mais la société actuelle évolue vers des schémas différents. Ainsi les couples homosexuels (hommes et femmes) se voient reconnaître un statut leur permettant d’adopter ou de faire des enfants dans les couples de femmes. Dans ces couples ce sera tantôt l’homme, tantôt la femme qui va se retrouver au premier plan dans la conduite familiale et l’éducation des enfants. 

Y aura-t-il des répercussions sur le modèle familial ? Il est trop tôt pour le dire.

 

 

 

 

 

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